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shnederman viré de la 5 Swartch dessinateur viré de TV Rennes...

Tiens, France 5 me reprocherait quelque chose...

Mais quoi donc ?
mardi 19 juin 2007.
 

Tous vos messages ! Tous ces mots de reconnaissance, de gratitude, d'affection, à faire péter le serveur du BBB ! Les mots me manquent pour vous le dire le réconfort, qu'y puise toute l'équipe.

J'y ai passé deux heures, dans la nuit, à les valider tous. Judith, aujourd'hui, s'est proposée pour prendre le relais de ceux qui restaient en souffrance, pendant que je réponds aux appels des journalistes.

Donc, patience, ils seront validés.

A part ça, ce matin, j'ai reçu une lettre recommandée du directeur général de la chaine, Claude-Yves Robin, me convoquant à un entretien ouvrant une procédure "pouvant conduire à mettre fin à nos relations contractuelles".

Rien à dire, je m'y attendais.

Ce à quoi je m'attendais moins, c'est le paragraphe du dessous. "Compte tenu des faits reprochés, je vous signifie par ailleurs votre mise à pied immédiate à titre conservatoire, et ce jusqu'à la décision qui suivra l'entretien".

J'ai relu plusieurs fois : "des faits reprochés".

Donc, le directeur général de France 5 a "des faits" à me "reprocher". Diable ! Je suis bien curieux de savoir lesquels. J'admets volontiers le lourd reproche d'avoir, douze ans durant, animé et produit une émission constitutive de la chaine qu'ils dirigent aujourd'hui. J'admets l'impardonnable reproche que cette émission ait suscité, chez ses télespectateurs, la coupable reconnaissance qu'ils nous expriment aujourd'hui.

Mais sinon ?

En tout cas, la direction de France 5 n'a rien à reprocher à l'émission, qui était seulement "un peu usée". Et leurs supérieurs Messieurs Carolis et Duhamel moins encore, qui depuis hier sont remarquablement silencieux. Cette légère usure serait-elle reprochable ? Autre chose, peut-être ? Me serait-il par hasard reproché, dans le feu de la colère, d'avoir assaisonné la direction de quelques noms d'oiseaux ? Libé croit le savoir. Allons, je m'en suis repenti, Messeigneurs.

Mais non, vous n'êtes pas nuls !

Et en tout cas, je n'aurais pas dû le dire comme ça.

Alors ?

Je suis un mis à pied bien impatient. Mais vous saurez tous.

A part ça, au soir de cette journée agitée, il me revient que l'ami Vilamitjana va, de micro de Morandini en interview aux collègues, répétant qu'il nous avait demandé avec insistance d'évoluer, de "conquérir de nouveaux territoires" (oui, il parle comme ça) mais, encroûtée comme l'était l'équipe d'ASI, que nous n'avions rien voulu savoir.

Donc, je vous le redis, puisque ce n'est pas le caniche Morandini qui le contredira : mensonge !

Si Philippe Vilamitjana, dans sa carrière de directeur de l'antenne, nous avait fait une suggestion, vous pensez bien que l'événement m'aurait marqué.

Et puisqu'il évoque à tout vent nos conversations passées, je vais vous infliger mes propres souvenirs, qui ne coïncident pas exactement.

La première fois que j'ai rencontré Philippe Vilamitjana, on a pris un pot dans un bistrot de Mairie d'Issy. Ce fut cordial, comme toujours les commencements. Moi, j'ai pris un Perrier menthe. Lui, je dirais un café (mais je ne suis pas formel sur ce point, Philippe. Tu peux rectifier chez Morandini).

Ensuite, on s'est rencontrés deux ou trois fois, fins de saison, débuts de saison, vous savez ce que c'est. Et en effet, une question revenait souvent : "est-ce que vous allez changer des choses ?" On répondait qu'on aimerait bien changer le décor, qu'on envisageait de nouveaux chroniqueurs, etc. Mais tout de même, au dernier rendez-vous, intrigué par cette question qui revenait inlassablement, je me suis permis de lui demander : "mais toi, Philippe, tu aimerais voir changer des choses dans l'émission ?" Il n'attendait pas la question. Il a bafouillé que non, l'émission lui convenait très bien comme elle était. Fin de l'échange.

Ah, j'oublie une conversation. Téléphonique. De mémoire (mais une rectification, Philippe, est toujours possible chez Morandini), c'était pendant les manifs anti-CPE. Nous venions d'aborder sur le plateau le "problème Borloo-Schoenberg", ce qui avait fort fâché Arlette Chabot. Vilamitjana me demanda (je cite de mémoire) de "bien traiter les hauts responsables du groupe". Je répondis (je cite encore de mémoire) qu'il n'y avait pas de "hauts responsables du groupe" à mes yeux, mais que tous les sujets étaient équivalents, et méritaient d'être traités avec la même attention, concernâssent-ils, ou non, de "hauts responsables du groupe". Je crois que c'est la dernièrfe fois que nous avons parlé du fond, avec Philippe Vilamitjana

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