Pour ne pas regretter cet automne 2006
Le processus initiè pour une candidature unitaire antilibérale aux présidentielles, était il nécessairement voué à l'échec;
si non à quelles conditions pouvait-il aboutir...?
Quelques éléments pour réfléchir en regardant le rétroviseur, pour bien sûr aller droit devant, avec l'optimisme de notre volonté, vu notamment de notre collectif rennais ...
Quel projet politique alternatif ?
21 avril 2002, la gauche au gouvernement a laissé un champ de ruines, sur lequel a prospéré l'extrême droite et le capitalibéralisme. Toute la gauche en sortait discréditée; l'extrême gauche divisée ...
Les mouvements sociaux ont alors tenté d'organiser les résistances nécessaires :ATTAC, une partie de la CGT et de la FSU, FO et quelques autres comme Solidaires et divers collectifs unitaires.
Les échec sur les retraites, la capitulation sur la Sécu,la perte de pouvoir d'achat... ont marqué durablement les salarié/es..
La remontée de la pente est difficile.Les succés électoraux de la gauche aux dernières régionales et européennes non pas vraiment dopé les luttes sociales ...
Sans doute que les divers mouvements sociaux, connaissent aussi le contre-coups de cette crise politique : l'explosion d'Attac, le flou du profil syndical de la CGT, la stagnation de Solidaire.... Pèse lourdement l'absence d'un projet politique global alternatif au capitalisme « triomphant »,
face à la refondation sociale du MEDEF. La question n'est même pas, réforme ou révolution ou antilibéralisme ou anticapitalisme. Mais, est-ce encore utile de se « battre » dans les urnes et/ou dans la rue ?Heusement la jeunesse des quartiers pauvres, n'a pas eu ces états d'âme pour se révolter.
Et ni surtout la jeunesse étudiante, pour entrainer la population par millions et infliger une défaite cinglante au gouvernement, sur les CPE... lEclatement de la gauche antilibérale
Le succés du Non au référendum, ne pouvait nous ouvrir mécaniquement une voie royale. C'était aller trop vite en besogne. Même au niveau d'une alliance électorale qui n'engageait pas(du moins officiellement) la création d'un futur parti. Le mouvement ouvrier issu du xx1éme siécle n'en finit pas de mourir.
Mais un nouvel outil ne peut émerger que d'un profond processus qui ne fait que commencer. Il ne peut faire l'économie d'un bilan plutot lourd et pas seulement
dans notre hexagone. Or aujourd'hui on peut dire , pour ce qui nous concerne et en schématisant, que les ouvriers iraient plutot vers Laguiller, les jeunes vers Besancenot, les profs verraient dans un ATTAC un moyen de contourner la problématique politique; nos collectifs (idem ATTAC) ont plutot attiré la génération 68.
Les jeunes des quartiers populaires sont politiquement invisibles ... Et la répulsion du communisme stalinien est massive, des comportements récents
montrent que notamment les questions de démocratie doivent être encore discutés (dans la CGT, ces pratiques d'un autres age existent aussi).
Interpeler ROYAL et Voter pour BESANCENOT ou pour BUFFET
Fédérer tout ceci, relevait d'une dynamique que personne n'était en mesure de créer. Mais cette analyse ne devait pas nous empêcher de se fixer ensemble l' objectif de cette nécessaire candidature unitaire, pour ces présidentielles . Je ne suis pas persuadé que la présence de toute la LCR aurait changé les choses( in fine), vu le poids de la direction du PC qui n'a pas toujours pas fait jusqu'au bout, son deuil de l' Unions de la gauche ( confondant a dessein(?) l'électorat PS et sa direction)
Les collectifs devraient donc continuer à exister, en acceptant le travail au concensus pour les législatives et les municipales...
En interpellant le PS sur son programme et celui de Royal qui n'est qu'un accomodement à peine social du libéralisme
En appelant à voter pour Buffer ou pour Besancenot. La position de notre ami Michel Onfray ne me semble ni philosophiquement
ni politiquement acceptable.
Toutes les questions de fond sur le programme doivent continuer à être abordées. Mais aussi de forme, à savoir les conditions démocratiques dans les débats et dans les luttes. Mais en étant clair, les collectifs ne pourront accepter aucune alliance avec les défenseurs d'un programme qui ne se situe pas dans le cadre d'une rupture. Sur ces bases, les clarifications politiques salutaires continueront à s'effectuer...