Dépêche AFP. Nicolas Sarkozy rejettera le Front populaire et ses acquis après avoir dit qu'il fallait "tourner la page de Mai 68", a affirmé lundi la LCR tandis que son porte-parole Alain Krivine, l'un des leaders du soulèvement de mai, qualifiait les propos du candidat UMP de "lepénisants".
"Encore un petit effort et il finira par dire qu'il faut jeter aux oubliettes le Front populaire et juin 36, car les congés payés et les 40 heures, ce n'était qu'encouragement à la paresse au détriment de la compétitivité de l'économie", a ironisé le parti trotskiste, dans un communiqué.
La LCR, dont le candidat Olivier Besancenot a appelé à "faire barrage" à l'UMP le 6 mai, décrit M. Sarkozy en "candidat de la trouille, la trouille des mouvements populaires qui, un jour, décident de ne plus respecter la règle du jeu capitaliste".
Interrogé en fin de journée par RTL, le leader historique de la LCR, Alain Krivine, a décrit la mise en cause de Mai 68 par Nicolas Sarkozy comme un "propos lepénisant".
"Ca fait froid dans le dos" et "c'est un argument de plus (...) pour voter contre Sarkozy et pour voter pour le moindre mal, c'est-à-dire Ségolène Royal", a-t-il dit.