Valérie Faucheux a une certaine fierté quand elle présente les caractéristiques de la liste qu'elle mène pour les municipales : « La moyenne d'âge est de 36 ans. Encore moins que celle des Rennais qui est de 38 ans. On y trouve trois jeunes de 18 ans et, à l'autre bout, nous avons deux personnes de 62 et 64 ans. On y trouve aussi 31 femmes puisque je suis tête de liste. Un symbole important pour une liste attachée aux droits des femmes. Tous les quartiers y sont représentés et il y a onze étudiants, c'est également un moyen de correspondre à la réalité de la ville. »
Il y a aussi bien sûr la couleur politique de cette liste. Elle est à la fois ancrée à l'extrême gauche avec bon nombre de représentants de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) d'Olivier Besancenot mais aussi dans le mouvement breton avec la présence de plusieurs représentants d'Emgann, mouvement de la gauche indépendantiste.
Ceci étant, Valérie Faucheux insiste sur l'ouverture de ces soixante et un noms : « Il y a 28 encartés et donc 33 candidats qui n'appartiennent à aucune organisation politique. Ce sont des représentants de la vie associative et syndicale. » Des gens que l'on retrouve dans les mouvements de soutien aux sans-papiers, pour la défense des droits des femmes, dans le mouvement sportif, dans la défense des droits des homosexuels, pour le commerce équitable et l'écologie... « Des luttes de tout type. C'est d'ailleurs comme ça qu'est née cette liste, rappelle Valérie Faucheux. Parce que nous avons des convictions profondes mais aussi l'habitude de travailler ensemble. Cela s'est pleinement retrouvé pour l'écriture de notre programme. C'était génial de voir la diversité des expériences, des idées de tous dans leur domaine. » La tête de liste de « Rennes à gauche » n'en oublie pas pour autant de revenir aux fondamentaux de son engagement politique. « Nous portons les couleurs de la gauche qui résiste, qui ne se soumet pas au système libéral. Nous sommes l'anti-droite. Y compris quand Karim Boudjema essaye de se cacher derrière une étiquette de centre-droit. » Outre sa dimension d'extrême-gauche et régionaliste, cette liste cultive également sa différence par son envie affichée d'être au conseil municipal. « Se présenter n'a pas qu'une fonction tribunitienne. Nous voulons être au conseil avec notre liberté de parole, pour être le relais des habitants, des salariés. Mais pas pour accepter l'inacceptable, comme confier la gestion de l'eau à une société privée qui ne cherche que le profit et maltraite son personnel. »