Où va la dette publique ?
Michel Husson
Université d’été du CADTM
Juillet 2009
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Trois questions
1) quel impact de la crise sur
la dette des Etats ?
2) quelles politiques
d’ajustement à terme ?
3) quelles alternatives ?
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Un dérapage budgétaire généralisé
Deux causes se cumulent :
• L’effet « normal » d’une récession :
les recettes chutent, les dépenses continuent
• Les plans de relance :
des dépenses supplémentaires
Rappel : la structure du budget
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Effet « boule de neige »
Pourquoi les déficits ?
• Dépenses excessives NON
• Effet « boule de neige » des intérêts:
OUI dans les années 90
• Recettes en baisse :
OUI cadeaux fiscaux
La signification sociale de la dette
dépenses socialement utiles
investissement public = dette légitime
dépenses « excessives » ou cadeaux fiscaux ?
un fardeau pour les générations futures ou
un cadeau aux rentiers ?
La stratégie néo-libérale
critères de Maastricht et Pacte de stabilité
concurrence fiscale et déséquilibre
budgétaire
la « résistance des besoins sociaux »
quelle « productivité » des services
publics ?
Le creusement des déficits
(en % du PIB)
-
Les facteurs de déficit supplémentaire
entre 2007 et 2009
Pays « avancés » du G20.En % du PIB.
Les perspectives du FMI
Source : Fiscal Implications of the Global Economic and Financial Crisis
http://gesd.free.fr/fiscafmi.pdf
En Europe:
écart grandissant des conditions
de financement du déficit public
Ecarts de taux par rapport à l’Allemagne, en points de base. Source : FMI
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Le FMI annonce la couleur
1) les programmes de relance fiscale, s’ils sont bien conçus, ne
devraient pas peser de manière permanente sur les déficits ;
2) une fois que les conditions économiques se seront améliorées,
des engagements de moyen terme, étayés par des politiques
clairement identifiés et par des dispositifs institutionnels
adéquats, doivent programmer le rééquilibrage budgétaire ;
3) des réformes structurelles devraient être mises en oeuvre
pour améliorer la croissance ;
4) les pays confrontés à des pressions démographiques doivent
fermement s'engager à établir des stratégies bien définies de
réformes des systèmes de santé et de retraites.
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Ce qui nous attend
Patrick Artus (Flash n°254, juin 2009) :
« Quelques années très dures pour les salariés »
L’OCDE
• « pour aider les personnes en difficulté, certains pays ont
étendu la durée et les niveaux de la protection sociale. Si une
telle action est compréhensible dans les circonstances
actuelles, ces mesures devront être réduites lorsque l’activité
se sera redressée »
Le FMI (bis)
« Les mesures prises pour soutenir la réduction de la durée de
travail et l’augmentation des avantages sociaux - aussi
importantes qu’elles soient pour accroître les revenus et
maintenir la main d’oeuvre sur le marché du travail - devraient
être intrinsèquement réversibles »
Le message de l’OCDE
• Des plans d’action ambitieux mettant
l’accent sur la réduction des dépenses
plus que sur l’augmentation des impôts
• L’assainissement prévu prend la forme
d’une baisse des dépenses primaires
publiques (…) parce que l’augmentation
des recettes fiscales pourrait avoir des
conséquences négatives sur le potentiel
du côté de l’offre.
Pour les néo-libéraux, ce sont les
contribuables qui doivent renflouer les
banques et les entreprises
Eléments d’alternative
progressivité (impôts directs)
imposition unifiée du capital en Europe
« annulation » de la dette
par un impôt exceptionnel sur les patrimoines
renouer avec la socialisation
par extension des services publics
et de la protection sociale