« Après l'élection de Sarkozy, ces élections municipales sont un premier test électoral. Un test pour la droite. En tant que Gauche, on doit utiliser ces municipales, qui ont un vrai caractère national ». Les militants de la LCR ne se le cachent pas : pour eux, la campagne électorale pour les municipales sera d'une haute importance. L'occasion aussi de s'affirmer sur certains points.
Les services publics, la jeunesse...
Valérie Faucheux, militante LCR et animatrice de la réunion d'hier soir a d'ailleurs tenu à mettre certaines thématiques en avant. La question des services publics a été la première abordée. C'est l'eau qui a été prise en exemple. « Il faut retirer la possibilité à des multinationales de faire du profit sur un bien commun, sur le dos des consommateurs. Il faut une remise en cause de la politique de délégation de service public à des entreprises privées ».
La jeunesse aussi a été défendue par la LCR, qui veut « redonner une impulsion importante, notamment financière, pour les associations de jeunes, particulièrement en ce qui concerne la culture ».
Emgann de la partie
D'autres thématiques comme l'urbanisme, les transports, l'environnement ou le logement ont été abordées avant que Valérie Faucheux ne cède la parole à un invité, Gaël Roblin, membre d'Emgann. Il semblerait en effet que la LCR et le parti indépendantiste breton puissent s'allier pour les prochaines élections municipales.
« Le fait qu'on se tourne vers la Ligue est le fruit de présences en commun sur un certain nombre de luttes ». Il poursuit : « ça nous semblerait complètement dingue qu'il n'y ait pas une alternative démocratique au premier tour ». Il a, par la suite, rappelé son attachement aux sujets défendus par la LCR, avant de faire lui-même quelques propositions que n'a pas reniées l'organisation d'extrême-gauche.
C'est néanmoins de lui qu'est venue la question un brin épineuse. Quelle sera la position de la LCR à l'entre deux tours, en admettant que Daniel Delaveau et Karim Boudjema y participent ?
« Il est hors de question de rentrer dans un accord politique au deuxième tour », répond Valérie Faucheux. « Ce qui est acceptable, c'est un accord technique. Ça veut dire mettre des gens en position éligible sur la liste du PS mais, une fois élus, il n'est pas question de rentrer dans les accords. Ils devront avoir une autonomie et une indépendance dans les votes ».
Avant la fin de la réunion, Gaël Roblin a tenu à préciser « qu'un accord, même technique, avec le PS ne va pas plaire à tout le monde à Emgann ». La réponse officielle de la formation d'une liste commune ou non avec la LCR, sera apportée dimanche soir après une réunion du parti indépendantiste breton.
La LCR, elle, se réunira à nouveau le 19 décembre. La veille, ce sont les Verts qui auront pris leur décision. Et, pour l'instant, une alliance entre ces deux forces politiques n'est pas totalement exclue.