. Et les deux initiatives phares du week-end dernier, l'adoption du plan Paulson aux Etats-Unis d'un côté, et le mini-sommet européen convoqué par Nicolas Sarkozy de l'autre, n'ont pas réussi à doper le moral des marchés. Pire : tout se passe comme si ces deux initiatives avaient un peu plus convaincu les investisseurs de la gravité de la situation, sans parvenir à les rassurer. Les places financières mondiales ont en effet connu, lundi 6 octobre, une débâcle historique, aggravant encore un peu plus le recul des Bourses amorcé il y a plus d'un an, au moment de l'éclatement de la crise des «subprime».
Paris a réalisé lundi son plongeon le plus marqué depuis... octobre 1987. Le CAC 40 a dégringolé de 9,04% à 3711 points, renouant avec ses niveaux d'octobre 2004. Pas une seule des valeurs de l'indice vedette français n'a terminé dans le vert. A titre de comparaison, le CAC avait perdu «seulement» 7,39% le 11 septembre 2001. Cette situation de quasi-panique prouve que l'accumulation des plans de sauvetage, de part et d'autre de l'Atlantique, ne suffit pas à rassurer les investisseurs, de plus en plus inquiets des conséquences de la crise financière américaine sur l'économie européenne.
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