Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Grève dans la grande distribution : 80% des enseignes touchées

Grève dans la grande distribution :

80% des enseignes touchées selon la CGT.

 

Selon le syndicat, à l'origine, avec FO et la CFDT d'un appel à la grève pour le pouvoir d'achat, 80% des enseignes sont touchées. NOUVELOBS.COM | 01.02.2008 | 12:45

La CGT a estimé vendredi 1er février que "plus de 80%" des enseignes de grande distribution étaient "touchées par le mouvement de grève" à l'appel de la CGT, de FO et de la CFDT pour le pouvoir d'achat, alors que le patronat ne disposait que de très peu de chiffres. Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction. Pour la CGT-commerce dans un communiqué, "le succès évident de ce mouvement unitaire montre la justesse des revendications des syndicats : augmentation des salaires, défense du repos dominical, emploi". La CGT souligne que "les entrepôts sont également très touchés", 50 sites ayant été recensés. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "satisfait" vendredi matin sur RMC d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce".

Propositions

Jeudi, le patronat avait fait plusieurs propositions, notamment salariales, mais qui n'ont pas convaincu les syndicats du secteur. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, patronat) a appelé jeudi "chacun à ses responsabilités, vis-à-vis des entreprises et des salariés de la branche (au nombre de 650.000, ndlr), compte tenu des propositions faites". Dans l'accord salarial qu'elle soumet à signature jusqu'au 9 février, le paiement des pauses est relevé à 5% de la rémunération et s'ajoute au salaire mensuel, ce que réclamaient les syndicats en tant que "remise aux normes". Pour le premier niveau de la grille salariale, le salaire mensuel brut (hors pause) représente 1.280 euros, soit le Smic. "Mais s'il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route", souligne la CGT.

Discussions sur l'égalité hommes-femmes

Par ailleurs, selon FO, "l'évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles". La FCD a également proposé "le lancement d'une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)" en mars prochain, comme le demandaient les syndicats qui veulent discuter notamment de l'impact des nouvelles technologies (caisses automatiques, puces sur les produits...) sur l'emploi. Cependant, selon FO, c'est une simple "commission" sur une GPEC que concède le patronat. Concernant les temps partiels, la FCD a accepté la réunion d'un groupe de travail paritaire en avril. La CGT estime que "du fait que ces bas salaires sont liés à des exonérations de charges, le patronat n'a aucun intérêt à des évolutions". Le syndicats relèvent cependant une avancée : la proposition d'une négociation sur l'égalité hommes-femmes à partir d'avril. "Tout cela mis bout à bout va contribuer à une mobilisation historique vendredi", estime FO, qui souligne que c'est la première fois que les trois syndicats s'allient.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article