
Publié le 23 juin
Près d'un millier de personnes se sont une fois de plus retrouvées dans l'enceinte du Centre hospitalier. Pas besoin de compter les troupes, elles sont au complet, déterminées comme jamais ! Il semble que le coup du mépris effectué par le préfet (il a laissé le soin à son secrétaire général de recevoir samedi la délégation d'élus), ajouté à l'excès de zèle des tout jeunes gardes-mobiles, n'ait pas reçu un bon écho auprès de la population. Ces jeunes gens casqués ont chargé méchamment, comme si en face se trouvait un bataillon d'artillerie lourde.
"Non, Messieurs, devant vous, il n'y avait que des citoyens venus une nouvelle fois demander qu'on rétablisse des droits qu'ils estiment légitimes : pouvoir accéder aux soins au Centre hospitalier carhaisien. A une demande légitime, clairement formulée, vous répondez par des coups de matraque. Mais quels chefs avez-vous donc ?"
Fermez le ban ! La population n'accepte pas un tel déchaînement de violence. Elle l'a fait savoir une nouvelle fois lundi soir en applaudissant à tout rompre les différents orateurs qui racontaient la dure journée passée samedi à Quimper. Cette population, unie et soudée, a décidé de poursuivre la lutte. Les différentes actions prévues dans les jours à venir vont le prouver. Avant qu'une autre semaine ne débute, fin provisoire du bal samedi prochain, à Quimper comme se doit. Pique-nique au pied de la cathédrale et promenades habituelles sur les quais de l'Odet.
Quant au Tour de France (dont le départ sera donné le samedi 5 juillet à Brest), il pourrait très bien connaître de nombreuses pauses non programmées. "Ma tronçonneuse sait très bien couper les arbres" a lancé quelqu'un dans la foule. C'est sûr que si le parcours est truffé d'arbres allongés sur le bitume, l'arrivée de la première étape à Plumelec se fera au clair de lune. Espérons pour ce TDF qu'un moratoire soit obtenu avant son départ et qu'un médiateur soit nommé rapidement