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BROCHURE REGIONALES NPA

 

 

RÉGIONA L E S 2 010

np a - r e gio n al e s2010.o rg

T O U T C H A N G E R ,

 

rien lâcher 

le conseil régional, kézaco ?

(page 16-17

 

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Faut tout changer !

Les classes populaires souffrent des conséquences souvent dramatiques

de la politique des classes dominantes et de l’État alors que ces derniers

affichent leur autosatisfaction. Cyniques et indifférents, ils s’engagent

dans une fuite en avant accentuant les aberrations économiques et

sociales qui ont conduit à la crise. Les plans de relance n’ont d’autre

objectif que d’alimenter les profits et spéculations des financiers et

des banques. Pour accroître la compétitivité et la rentabilité des entreprises,

gouvernement et patronat multiplient les attaques contre les

salariés. Loin de répondre à la crise qu’ils ont eux-mêmes provoquée,

ils l’entretiennent et aggravent la récession. Tous les services publics

sont dans la ligne de mire. Les jeunes qui subissent les atteintes répétées

au droit aux études, les femmes qui voient remis en cause le droit

à l’avortement, sont particulièrement visés.

À la crise économique majeure du capitalisme s’ajoute une crise écologique

d’une exceptionnelle gravité, la crise climatique. Lors du sommet

de Copenhague, les dirigeants des principales puissances de la planète

n’ont pas permis d’accord contraignant permettant de relever le défi.

Comme le dit Chavez, « si le climat avait été une banque, ils l’auraient

sauvé ».

Qu’importe le prix payé par la société à cette politique à courte vue,

l’égoïsme et l’avidité aveuglent les maîtres de ce monde. Il y a urgence

à inverser le rapport de forces, à leur donner un coup de semonce.

Les élections sont des moments importants pour dénoncer la folle politique

des dirigeants, défendre un programme répondant aux besoins

de la population, de ses droits, regrouper le plus grand nombre autour

de ce programme.

C’est bien pourquoi l’enjeu de ces élections régionales est aussi un

enjeu national. Ce sera l’occasion de mesurer les rapports de forces

politiques au niveau du pays, l’occasion aussi pour chaque parti de défendre

ses réponses à la crise, sa politique, de les faire avaliser par les

électeurs. Ainsi s’agit-il, pour la droite au pouvoir, d’obtenir l’approbation

de sa politique libérale afin de continuer à la mener au service

exclusif d’une minorité de privilégiés.

La question sociale, celle des licenciements, du pouvoir d’achat, des

services publics, celle de la politique des classes dominantes et de leur

État, de l’alternative au libéralisme et au capitalisme seront au coeur

des débats. La question écologique qui implique des choix radicaux

sera elle aussi centrale.

4

Les conseils régionaux n’ont pas les pouvoirs de contrecarrer les politiques

décidées par les multinationales et le gouvernement qui plongent

le pays dans un profond recul social, écologique, démocratique.

Mais ils pourraient être le lieu de contre-pouvoirs ou au moins, dès

aujourd’hui, devenir pour les partis qui ne se plient pas à la politique

libérale, à la logique destructrice du capitalisme un cadre de lutte politique

pour la défense des intérêts des classes populaires et du climat,

un point d’appui pour les mobilisations.

Dans ces élections, il s’agira également pour la droite de prendre sa

revanche sur le PS qui a conquis 20 régions en 2004. En difficulté,

Sarkozy cherche à se redorer le blason électoral en déportant

le débat sur le terrain nauséabond de « l’identité

nationale », pour tenter de faire oublier la crise

sociale et écologique.

Le PS n’a d’autre souci que de sauvegarder le maximum

de positions conquises en 2004 alors qu’il a

mené dans les conseils régionaux une politique libérale

qui a le plus souvent reçu l’aval des élus de droite.

Le petit monde des partis institutionnels a les yeux

fixés sur l’horizon 2012. Bien plus que de répondre

aux aspirations de la population, de la jeunesse, ils ne

sont soucieux que de leurs ambitions personnelles ou

des intérêts de leur parti, de leurs élus. Le FN est en embuscade, avec

sa démagogie raciste et sécuritaire.

Pour le NPA, ces élections seront l’occasion de permettre aux travailleurs,

aux classes populaires de dire qu’ils en ont assez de ces

politiques menées par la droite au gouvernement ou par la gauche libérale

dans les régions, politique qui distribue cadeaux et subventions

au patronat et aux classes privilégiées. L’occasion de défendre leurs

exigences pour ne pas payer les frais de la crise, de se donner aussi

des porte-parole qui font entendre leur révolte, leurs exigences, leurs

droits.

Elles seront une tribune pour mettre en échec l’offensive politique de

la droite et du patronat, pour populariser un programme d’urgence

pour les travailleurs et la population face à la crise et à la faillite des

politiques libérales. En un mot oeuvrer pour unir le monde du travail

et ses organisations pour changer le rapport de forces, battre la droite,

sa politique.

Défendre lesde la gauche

 

régions.

5

Un projet de loi

scélérat : la réforme

des collectivités

territoriales

 

01

« La métropole est un établissement

public de coopération intercommunal

regroupant plusieurs communes,

qui forme un ensemble de

plus de 450 000 habitants. » Quoi

de neuf par rapport aux communautés

urbaines ? Sans doute la

volonté de jouer dans la cour des

Il s’agit de la possibilité, pour les

collectivités territoriales, de répondre

à des besoins sociaux insuffisamment

pris en compte par

l’État. Elle serait supprimée pour

les départements et régions.

Raisons avancées : chevauchement

des compétences, financements

croisés compliqués et

opaques, lourdeur administrative,

gaspillage financier. Ces

arguments ne sont pas faux mais

font l’impasse sur l’essentiel : par

la coopération, des collectivités

peuvent répondre à des besoins

sociaux que chacune d’entre elles

ne pourrait pas prendre en charge

séparément. Enfin, il faut ramener

l’enjeu à sa juste mesure :

régions et départements n’interviennent

hors de leurs compétences

obligatoires que pour 10 à

20 % de leur budget.

Il s’agit de forcer les collectivités à

se mouler dans le cadre des politiques

néolibérales comme celle de

la RGPP (révision générale des politiques

publiques). Mais aussi de

permettre à la droite de reconquérir

des positions au plan local par

la création de conseillers territoriaux.

Pour un gouvernement qui

laisse filer l’endettement public et

supprime des dizaines de milliers

de postes de fonctionnaires, il est

insupportable de ne pas exercer un

contrôle strict sur les collectivités

qui réalisent 73 % de l’investissement

public et, selon N. Sarkozy,

« continuent à créer plus d’emplois

que l’État n’en supprime ».

LA CLAUSE DE COMPÉTENCE GÉNÉRALE

LES MÉTROPOLES

6

grandes métropoles européennes.

Ainsi, les métropoles seraient dotées

de compétences actuelles des

régions et départements (cohésion

sociale, développement économique,

éducation).

Le risque est évident : siphonner

une part grandissante de la

fiscalité au détriment des zones

rurales et de toute politique de

péréquation.

« Le conseil régional est composé

des conseillers territoriaux qui

siègent dans les conseils généraux

des départements faisant partie

de la région. » Le mode de scrutin

entrera en application en 2014 et

fera l’objet d’une loi ultérieure.

Mais il est évoqué un scrutin à un

seul tour, avec une dose de proportionnelle

(20 % maximum).

L’objectif est d’affaiblir les départements

au bénéfice des régions,

et d’imposer une bipolarisation

par le scrutin à un seul tour. Effet

dévastateur garanti sur la parité !

La TP est remplacée par la cotisation

économique territoriale (CET)

formée de deux taxes : une cotisation

locale d’activité, la plus faible,

assise sur la valeur des locaux et

perçue par les communes ; et une

cotisation sur la valeur ajoutée des

entreprises, la plus importante,

perçue par les régions et départements.

L’objectif est de « favoriser

la compétitivité et l’investissement

des entreprises ». Le gain pour les

entreprises sera de 12 milliards

en 2010, puis de 7 milliards. Les

rares « perdantes » pourront étaler

les effets de la réforme sur cinq

ans. La TP était la principale ressource

des collectivités locales, le

manque à gagner sera tel que le

gouvernement s’est engagé à le

compenser par des dotations, sans

garantie de leur pérennité.

LES CONSEILLERS TERRITORIAU X

LA TA XE PROFESSIONNELLE

LES PROPOSITIONS DU NPA

4

 

 

 

Maintien de la clause de compétence générale.

4

 

 

 

Proportionnelle intégrale à toutes les élections, contre le scrutin uninominal à un

tour, contre les élections à deux degrés (intercommunalités).

4

 

 

 

Maintien d’une taxe professionnelle réformée, dans le cadre d’une réforme radicale

de la fiscalité.

4

 

 

 

Défense du statut des personnels des collectivités territoriales : contre la précarité,

un CDI pour tous.

4

 

 

 

Maintien et renforcement du rôle des chambres régionales des comptes, renforcement

des possibilités de contrôle de la population sur tous les actes des collectivités

locales.

7

Le bilan des régions

socialistes : 6 ans

d’accompagnement

de la politique de la

droite et du patronat

02

Les régions socialistes ont alourdi

la fiscalité sur les ménages, en

particulier par la mise en place

d’une TIPP régionale de 1,15 à

1,77 centime sur chaque litre de

carburant.

Dans le même temps, elles ont

baissé la fiscalité sur les entreprises,

en multipliant des exonérations

de taxe professionnelle,

préparant le terrain à la prochai–

ne suppression de cet impôt. Elles

ont aussi multiplié les aides directes,

les garanties d’emprunt,

les prises de participation dans

le capital, notamment au bénéfice

de grands groupes qui continuent

de licencier malgré des bénéfices

colossaux. Enfin, dans le

contexte de la crise, elles ont mobilisé

des fonds très importants

(plus de 700 millions d’euros pour

la seule région Rhône-Alpes) pour

des plans de relance au profit des

entreprises.

En 2004, les présidents des 20

conseils régionaux de gauche

nouvellement élus déclaraient

vouloir faire des régions de véritables

contre-pouvoirs face à la

politique de Raffarin. Après six

années, leur bilan montre qu’il

n’en a rien été : les régions de

gauche ont refusé tout affrontement

avec le gouvernement et

ont accompagné les politiques de

la droite et du patronat.

Plus d’impôts pour la population, plus

de sous pour les patrons

« L’intérêt des Rhônalpins n’est ni de gauche ni de droite (...). Je

n’ai pas d’a priori idéologique pour aborder les dossiers. »

Jean-Jack Queyranne,

président du conseil régional Rhône-Alpes, juillet 2009.

8

Les régions rivalisent d’imagination

pour donner des titres ronflants

à leur action économique,

en particulier en ce moment avec

des plans de relance et d’aide aux

entreprises pour cause de crise

économique. On citera

par exemple

la Bretagne et son

plan de 49 millions

d’euros pour 2009,

les Pays de la Loire

et leur prêt régional

de développement

industriel, leur plan

de renforcement de

la trésorerie des entreprises,

leurs aides

spécifiques aux petites et moyennes

entreprises, Midi-Pyrénées et son

plan de 60 mesures (!) prolongeant

en particulier ses contrats d’appui

aux PME, et ses contrats d’appui

aux grandes entreprises. Bref, les

dispositifs sont à peu près partout

les mêmes, aux sigles près.

Contrairement à ce que les régions

prétendent, aucune contrepartie

sérieuse n’a été obtenue des

entreprises en échange des fonds

perçus : malgré la mise en place

de commissions de suivi et d’évaluation

des fonds publics aux

entreprises, il n’y a eu aucune

sanction pour les entreprises

qui n’avaient pas respecté leurs

engagements.

Les régions

de gauche ont

refusé tout

affrontement

avec le

gouvernement

et accompagné

ses politiques

propatronales.

En matière d’éducation, les régions

socialistes ont financé les

lycées privés, souvent bien audelà

de ce que la loi leur imposait.

Elles ont parfois délégué la

restauration scolaire à de grands

groupes privés et n’ont pas voulu

s’opposer au transfert aux régions

des personnels techniques

et d’entretien des lycées, contribuant

ainsi à la casse des statuts

de la fonction publique d’État.

Elles ont aussi privilégié l’essor

de l’apprentissage au détriment

de l’enseignement professionnel,

sans se soucier des taux très élevés

de rupture des contrats d’apprentissage

qui peuvent atteindre

50 % dans certains secteurs.

Pour l’enseignement supérieur et

la recherche, elles ont largement

soutenu les universités privées

et ont financé massivement les

pôles de compétitivité créés par

le gouvernement pour soumettre

la recherche publique aux exigences

des entreprises.

Dans le domaine de la formation

professionnelle, les régions

n’ont pas remis en cause la mise

en concurrence des structures de

formation, accompagnant ainsi

la logique de marchandisation

du service public de la formation

professionnelle, avec une priorité

donnée à l’employabilité et

l’adaptation.

Des reculs en matière de services

publics

9

Si le bilan est plutôt positif en

matière de développement des

TER (trains express régionaux),

avec une amélioration bien réelle

de la qualité du service rendu, il

reste beaucoup à faire en matière

de tarification sociale. Aucune

région n’a en effet opté pour la

gratuité des transports et seule

une poignée l’ont mise en place

pour les personnes privées d’emploi

et en situation de précarité.

En matière d’écologie, si les régions

ont soutenu les alternatives

durables, on peut regretter

que cela se soit trop souvent

fait en faveur d’un capitalisme

vert, avec des aides à de grands

groupes dont certains licencient.

Plus généralement, les politiques

régionales se sont inscrites dans

« le Grenelle de l’environnement »,

ce qui a amené à repeindre en

vert les politiques publiques

plutôt qu’à les transformer en

profondeur.

Dans le secteur de la culture, les

régions ont concentré l’essentiel

de leurs financements sur les

compagnies à très fort rayonnement,

contribuant ainsi à l’asphyxie

des petites structures et

de la culture locale.

Si les régions ont mis en place des

structures de « démocratie participative

», ces instances n’ont

aucun pouvoir décisionnel et ne

sont très souvent que des lieux

de dialogue avec des spécialistes

et des experts. En pratique, elles

constituent bien davantage un

outil de légitimation des politiques

des régions qu’un réel outil

permettant aux populations de

décider concrètement de la mise

en place des politiques qui les

concernent.

Des politiques insuffisantes pour

les besoins de la population

Photothèque Rouge/Babar

10

Le projet de la

droite : la même

chose en pire

03

 

 

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