Rejetée en mai 2005, la directive Bolkestein revient et devrait être adoptée le 16 février par le Parlement européen. En deuxième lecture, il suffit qu'une majorité de députés ne votent pas les amendements proposés pour que le texte soit considéré comme voté.
Ainsi, en ont décidé le Parti populaire européen (PPE), les libéraux et le Parti socialiste européen (PSE) qui ont décidé de faire cause commune pour satisfaire les exigences de la libéralisation.
Bolkestein version novembre 2006 est à peine relookée par rapport au projet antérieur. Si la clause du pays d'origine a disparu en tant que telle, celle du pays d'accueil n'est pas inscrite dans le texte. Celui-ci est suffisamment flou, pour que le pays d'origine chassé par la porte revienne par la fenêtre. De plus, d'autres directives déjà existantes permettent déjà le dumping social comme l'a montré l'affaire des salariés polonais employés sur la centrale électrique de Porcheville.
. Les services de santé sont, eux aussi, à terme menacés.
La mobilisation sociale et politique contre l'Europe libérale, les directives de la Commission européenne qui veulent libéraliser la totalité des activités humaines et économiques doivent se poursuivre et s'amplifier pour construire une Europe où les droits sociaux seraient partout alignés sur la législation la plus favorable.