En effet, les gardes mobiles et CRS ont décidé d'investir la mairie durant l'absence du cortège, tout en bloquant les accès à la place en cas de retour de manifestants. Après un matraquage et un gazage en règle dans la mairie malgré une défense acharnée à base d'oeufs et de peinture, les occupants se sont faits expulser manu-militari. Ils se sont joints à la quarantaine de manifestants qui avaient réussi à rejoindre la place. Ce petit groupe a alors été prestement poussé vers une rue contigüe à la mairie. Ils ont été rejoints par un grand nombre de manifestants qui désiraient rejoindre la place de la mairie.
Manon raconte son occupation: "Notre occupation se voulait pacifique, nous étions dans une salle de l'Hôtel de Ville, et nous n'avions aucune volonté d'aller par exemple occuper le bureau du maire... Aprés le départ de la manif, nous sommes restés à environ 150 à l'intérieur...Quand les flics sont arrivés... ils ont balancé des gaz , nous nous sommes réfugiés dans Les Petits salons. On était acculé, ils ont commencé à nous frapper...On n'en pouvait plus, Pour sortir, nous avons cassé la porte... Ceux qui ne sont pas sortis par cette porte se sont fait frapperjusqu'à la place. Les étudiants se sont défendus avec tout ce qui leur tombait sous les mains..."L'expo du pérystyle sud n'y a pas résisté...
Alertés par les SMS, les jeunes du début de la manif ont décidé de se rendre directement à la Mairie... un millier de manifestants s'est retrouvé en face à face avec les flics qui bloquaient la place de la Mairie à chaque entrée. Le gros des 10 000 manifestants s'est ensuite reformé, autour de la Place. Jusqu'au départ granguignolesques des cars de gardes mobiles...
Il faut saluer le sang froid des jeunes manifestants qui ont résisté à leurs envies d'en découdre. Etait ce utile en effet, de la part du maire de Rennes de faire appel aux forces répressives, avec un tel dispositifprovocateur, de plus apparemment sans véritable direction sur place.Les manifestants ont poursuivi leur occupation de la rue... jusqu'au locaux de l'UMP. Les bleux ont fini de nettoyer la manif avec une puie drue de gaz particulièrement agressif...
La préfète est restée dans sa ligne habituelle : répression dès qu'il s'agit de manifester son mécontentement....
Yves Juin